• Jana Call me J

Nous avons du temps, profitons-en

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu le temps de vous écrire, submergée par les flots de vagues électro me tenant la tête sous l’eau, sans qu’une minute ne me soit accordée pour prendre l’air et m’improviser Baudelaire (Si, même moi, je m’avoue vaincue).


Nous avons du temps, profitons-en

Quelle phrase !

Selon la fenêtre par laquelle on regarde notre quotidien, on pourrait se dire que c’est une pensée prétentieuse, racoleuse, indécente même à entendre, pour celui qui se bat pour prendre une respiration, brulante, insuffisante, ou pour celle qui prie que cette respiration ne soit pas la dernière à errer entre les lèvres de celui qu’on a embrassé toute une vie, et que l’on supplie de ne rêver ni du ciel ni de l’infini. Comme on aurait aimé avoir du temps, un peu plus de temps. Si on regarde par cette fenêtre, on serait ravi de s’emmerder un peu, non ?


In fine, il vaut mieux être confiné, que con fini. 

C'est toujours aussi vrai même si ça avait très repris depuis.


(Celle-ci est pour toi, créature monocellulare qui n’écoute rien avec ta tête mal faite et continue à faire des fêtes, défaites)


Je ne voulais absolument pas parler de COVID-19, ce virus qui arrête la planète. N’étant ni scientifique, ni philosophe, ni politique, je ne voyais pas ce que j’aurais pu apporter de plus que tous ces gens intelligents.


Parallèlement à ça, sauter du coq à l’âne afin d’éviter la peau de banane, je ne trouvais pas d’enchainement qui ne donnait pas l’impression que j’ai plongé dans un déni aveugle et sourd à la souffrance du monde. J'ai commencé à écrire deux, trois articles, puis je me suis posé la question : ne devrait-on pas arrêter d'écrire en état de confinement ? 

« Tout s'arrête, on ne peut plus rien faire, pourquoi faire un article ? Être confiné chez soi et montrer du doigt les responsables, je trouve cela totalement indécent. Dans les cas de catastrophe nationale, je pense qu'il devrait être interdit de faire des articles pour montrer à quel point on est intelligent, ».

Elle n'est pas de moi cette phrase, mais je suis totalement en accord avec Jean-François Kahn.  L'expérience du confinement est inédite pour la majorité des humains. Mais dans certains métiers, le confinement fait partie intégrante du quotidien. (Les prisonniers ?) Mais non...

ASTRONAUTES 

Au lieu de nous voir comme des prisonniers subissant le mauvais sort, si nous nous voyions plutôt comme des astronautes ?



Si, si, les astronautes ! 

D’abord, avez-vous déjà vu un astronaute sortir de sa capsule pour aller siffler une Corona entre potes ? Planter un drapeau éventuellement. Et sur la Lune. La classe.

Nous sommes tous des astronautes confinés dans nos vaisseaux spatiaux ayant comme but ultime : sauver l’humanité ! 

C’est beau ça comme mission, non ?


Je vous préviens, Princesse Leia, c’est déjà pris ! Choisissez un autre rôle.


Vu de l’espace, le confinement a une raison d’être et on l’accepte car on sait qu’il est nécessaire. 


Et c’est exactement le cas actuellement :

rester chez soi n’est pas une contrainte ou un problème, mais une solution. 


(c’est bon, le monocellulaire, ça rentre ?)


Nous les photographes free-lanceurs avons une certaine expérience du confinement et du télétravail. Nous avons appris à passer des journées entières sans sortir ou croiser âme qui vive pour travailler sur nos retouches photos, compta, commercial ou projets créatifs. 

A organiser nos journées (et nuits) sans exceller dans la procrastination et voir les amis dans les visages que projètent les objets du quotidien. Hors sujet ? Peut-être pas tant que ça, exemple : quand ton robinet te regarde méchamment, c'est qu'il est temps de passer l'éponge. Et le bouchon en liège se prenant pour Dark Vador, il est l'heure de dire :"Dark, va dehors !". Non on ne va pas dehors. Mauvais exemple

Au début de notre carrière, nous aussi avons fait comme vous faites certainement depuis le confinement : pyjama du jour et pyjama du soir. Douche ? .. Heu … finalement pas forcément. Maquillage ? Rasage ? Pas tous les jours du moins, hein?

Le canapé du salon devant Netflix devient le QG par son emplacement central.

Bien. 

Mais maintenant il faut arrêter ça. Sinon, ça risque d’être très très long.


Ton cerveau a besoin de renouveler ses neurones, sinon tu n’arriveras plus à poser ton vaisseau sur la terre ferme quand il le faudra ; mais si, ça arrivera bien un jour !


Tu ne vas pas traîner en pyjama avec ta descendance jusqu’à la fin des temps devant l’écran pour montrer à la Maîtresse que tu as bien fait tes devoirs !



Nous avons assez dormi, traîné au lit, nous avons tous avalé des heures et des kilomètres d’articles dans la presse, réseaux sociaux, réseaux pros et perso, digéré nos premières inquiétudes et angoisses, partagé des vidéos marrantes entre copains, mais maintenant on se ressaisi et on profite de cette fenêtre ouverte sur la planète, offrant tant de possibilités, tant qu’on ne l’a pas chopé (celui dont ne prononce pas le nom).


Forcément.


Françaises, Français et tous les autres, écoutez mon annonce

Pour notre voyage autour de la Terre, calfeutrés dans votre confortable capsule, je vous attends sur mon compte Instagram pour des courtes Stories quotidiennes pleines de légèreté et allégresse, plus interactives. Vous cliquez sur le lien ci-dessus et hop on apprendra à faire du pain, des gâteaux, des chapeaux... ou pas.  Je vous emmènerai voir les défilés, les soirées jet set, les expos plus ou moins éphémères, les créateurs iconiques, les architectes du pharaonique.  La prochaine fois, dans la prochaine lettre, je vous raconterai comment j'ai rencontré Monsieur Christian Louboutin pour le photographier, et vous pourrez régaler vos yeux émerveillés par ses souliers magiques. 

A très vite Je vous embrasse du fond de l’Espace (ou du fond du couloir) fort fort lointain et prenez soins de vous, de nous

Princesse Leia

Finalement, pour quelqu'un qui ne voulait rien dire, je parle beaucoup pour ne rien dire Donnez-moi de vos nouvelles, dites que vous allez bien


une courte vidéo que j'ai fait quelques années auparavant, pour le plaisir de voir le mouvement de la vie de Paris


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