Welcome to the Parisian Haute Couture

PHOTOGRAPHER

JANA CALL ME J

Fashion Week Spring-Summer 2019

 

Obi. Toute en poésie cette collection est (aussi) la rencontre de l'extrême Orient et de l'Occident au XIXème siècle. L'été 2019 de Franck Sorbier sera théâtral comme une pantomime d'actualité à rebondissement, tout comme l'a été ce spectacle rempli d'émotions intenses sur les planches du Musée Guimet, où les pièces uniques de Haute Couture portées par les talentueux danseurs et musiciens nous ont émerveillé par ce langage rare et engagé de leur poétique Maître d'Art et artiste à part, nous offrant à chaque passage une nouvelle estampe de "l'image du monde flottant" d'une rêverie exquise : "Organza en soie miel clair, feuillage en organdi noir, raphia naturel, corset capeline en obi plume de paon"

Ceci n'est pas un défilé de mode, ceci est un mode de vie.

 

Vous vous souvenez certainement de la précédente collection de Guo Pei, dont j'avais exposé certaines photos au Salon de la Photo de Paris en novembre dernier ? Aux maquillages et robes architecturales hors normes rappelant les monuments de Paris ? Non ? Pour un petit rappel cliquez par ici

Pour cette nouvelle collection, la célèbre créatrice chinoise a transformé le Palais de Tokyo en terrain de jeu de dragons et créatures mystiques, apparaissant derrière de sombres  rideaux de fumée et feux de Bengale pour se laisser dompter en épousant le creux du cou et serpentant la silhouette féminine par ces nouvelles guerrières sorties tout droit des contes d'Asie, ornées de broderies, écailles et volants rappelant les tenues des derniers samouraïs.

Qui maîtrise le Dragon possède le Donjon.

Se pourrait-il que les animaux sacrés d'Astrologie Chinoise s'y soient glissé dans ses matières tissées ? Un jour on le saura, le communiqué de presse nous le dira.  

En attendant, comme toute création, l'oeuvre n'appartient-elle pas à celui qui la reçoit ? 

 

Yolanda Pérez, la fondatrice de la marque, a confectionné  dans sa Collection "L'opéra Prima" l'essence de l'ADN de la Maison Yolancris puisant dans ses racines artistiques barcelonaises inspirées des arts décoratifs aux façades iconiques, du célèbre trencadís (mosaïque à base d'éclats de céramique, typique de l'architecture moderniste catalane si chère à Gaudi). On se laisse agréablement promener dans son monde imaginaire présent dans chacune des pièces de la collection aux couleurs de "Palau de la Música Catalana", cette oeuvre moderniste merveilleuse de l'art nouveau, mais aussi la nature, l'asymétrie, les motifs organiques, qui ont fait de l'Opera Prima un illuminateur de la féminité.

 

Au premier jour de la semaine de la haute couture parisienne printemps-été 2019, Asia Argento a défilé pour Antonio Grimaldi. Pour la personnalité non conformiste de l'actrice italienne au goût du scandale du jour (mais pas ici, n'y comptez pas), Antonio Grimaldi a conçu une robe courte de mariée ornée de plumes d'autruche mettant en valeurs ses nombreux tatouages. Sa personnalité souvent à contre-courant s'exprime parfaitement dans cette collection inspirée par le labyrinthe et le mythe d’Ariane et qui raconte, à travers des lignes fluides et sculpturales, la métaphore d’une femme contemporaine. Spécialiste des volumes, le styliste a conçu pour sa collection printemps-été 2019 un vestiaire de robes du soir très architecturé en jouant sur l'asymétrie, avec des drapés sophistiqués transformant ses mannequins en tragédiennes, les sublimant avec des robes longues à traine.