• Jana Call me J

Chéri, ton réveil sonne

"ON RÊVE TROP SOUVENT LES YEUX FERMÉS, IL FAUT PLUTÔT RÊVER LES YEUX OUVERTS." MIKE HORN

Voir le jour et aimer la nuit, quand vous dormez tous, c’est là que je vis.


Même mon chat a la tête en bas. FIP et moi, quelques photos par-ci, par-là, un verre de vin ou une Corona, mais la tisane de mamie fait aussi l’affaire parfois.

Marcher sur la pointe des pieds pour ne pas vous réveiller, sentir l’ivresse du sommeil et la menace silencieuse de la sonnerie qui raccourci le temps en me rapprochant du réveil.



J’ai le Greenwich à la place des iris, les méridiens, je ne les compte plus, ça glisse.

Je vous imagine et je souris, emmêlés sous vos draps, plissés, froissés, respirant calmement, ronflant ou parlant. 

Sur le ventre, les mains sous oreiller, les pieds sur les murs (j’en connais), les doigts qui se touchent, les cheveux en éventail. 

Chaud. 

Certains ont chaud, d’autres s’accrochent aux rideaux, il y a aussi le biberon de 3h, (salut Kenzo), ceux qui textotent en cachette sous la couette.


Je croise les lève-tôt, j’ai bordé les couche-tard.


Quand vous fermez les yeux, vos rêves se projettent vers le ciel rempli d’étoiles, je les vois flotter tous mélangés dans l’espace comme sur une toile de cinéma en mousseline vaporeuse : des drôles, des bizarres, des nus (si si), des tordus, des mignons, des amoureux, des vertigineux.



Défilé Franck Sorbier


C’est la nuit que vous êtes jolis. 

Vulnérables et absents.

Abandonnés dans un espace-temps non présent. 

Plus de mail, plus de sonneries, plus de PDG, plus d’ouvrier.


Une enveloppe inhabitée, vide, posée, tel un pantin, tant bien que mal, sur sa base de lancement, en coton de soie. 


J’aime l’idée de ces instants où l’esprit ne nous appartient plus, où il fait ce qu’il veut, va partout, éclate les portes de la folie créative exfoliante. 


Tous tout nus


Vulnérables et absents, à la merci sans merci de cet esprit qui, nuit après nuit, s’en fuit.


Défilé Guo Pei


A vous regarder rêver,

je n’ai pas vu la nuit en profiter pour se déguiser en l’aube, le dimanche n’y est plus, c’est le matin. Le matin du lundi. Je sais ce que tu te dis, je me le suis dit pendant des siècles aussi, mais depuis peu j’aime les lundis, les lundis des nouveaux débuts*.



Défilé Georges Hobeika


ll m'arrive parfois de travailler et de m'égarer nuit et jour,

comme là quand je vous écris ce mot doux rempli d'amour. 

Comme pour la Fashion Week Haute Couture en ce début juillet où j’ai pu capturer les rêves de quelques brillants créateurs et leurs incroyables collections qui ont épinglé mes cils sur les étoiles pour toutes les ranger, une par une, dans ma jolie boîte noire à paillettes de la carte mémoire.


Ces quelques photos qui ont sublimé cette newsletter, en sont sont extraites.

Pour rêver les yeux ouverts


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